comment ne pas agir?

comment ne pas agir?
laisser ces pauvres enfants mourir sans rien dire et rien faire?c'est sa la democratie?la fraternité?

# Posté le lundi 14 mai 2007 16:22

Modifié le mardi 15 mai 2007 05:38

le darfour un nouveau rwanda?

le darfour un nouveau rwanda?
comment parler du darfour sans repensé au genocide du rwanda un peu d'h'istoire s'impose...



Le 6 avril 1994, des massacres horribles perpétrés par les milices et l'armée rwandaise ont commencé à l'encontre des Tutsi et des Hutu modérés qui s'opposaient à l'élimination des Tutsi.
Cette date correspond à la mort du président Juvénal Habyariman. Son avion s'écrasa dans des circonstances non encore officiellement élucidées, mais plus qu'étranges.
Toutefois, cet événement ne fut qu'un élément déclencheur des événements à venir, et non la cause première comme certains l'ont affirmé.
En effet, les massacres étaient prévus et organisés : l'armée rwandaise avait entraîné des milices à « l'art de la guerre », les autorités avaient distribué des armes à feu, une liste de personnes à éliminer circulait et, dès l'heure qui a suivi la mort du président, des personnalités clé de l'opposition furent éliminées par la Garde Présidentielle.

Les massacres durèrent jusqu'en juin 1994 et des milliers de personnes furent tuées parce qu'elles n'étaient pas de la « bonne race ». La cruauté des meurtriers était sans pitié, pas même les bébés ne furent épargnés et, bien souvent, les victimes étaient violées ou torturées avant de mourir.
Quoi que certains aient pu dire, le terme de génocide s'applique bel et bien à ces événements.

La lourde question de la responsabilité, et surtout de l'impunité des coupables, n'a pas été résolue et se pose encore aujourd'hui...
Instigateurs de ces horreurs, les autorités rwandaises en sont incontestablement les premiers responsables. Ils ont prémédité, organisé et géré tout ce qui s'est passé, et même incité à cette violence par l'intermédiaire de la radio et de la télévision qui leur servaient d'armes de propagande.
Un coup de sifflet donnait le coup d'envoi le matin à 9h : la « chasse » était ouverte. Les attaques se déroulaient sous l'autorité des milices de 9h à 15h.

Quant aux exécutants, il semble, d'après quelques témoignages, qu'ils aient agi comme hors d'eux-même. A.S. Le Mauff, envoyée au Rwanda en 2003 par Amnesty International, a rencontré des prisonniers et recueilli des témoignages qui lui furent délivrés avec beaucoup de distance :
« Trente deux familles étaient réunies dans une même pièce. Nous les avons toutes tuées à coups de grenades. Ceux qui restaient étaient achevés à la machette. Nous n'avons pas eu le temps de violer les femmes car tout s'est passé très rapidement, en 10 minutes à peine », confie l'un d'eux.
Beaucoup n'ont pas de souvenirs précis et semblent, d'après ce qu'ils en disent, avoir agi machinalement, en obéissant aux ordres : « Je les respectais tellement que tuer m'était facile. » (d'après A.S. Le Mauff, article publié dans La Chronique d'Amnesty International de mars 2003).

# Posté le lundi 14 mai 2007 16:35

Modifié le mardi 15 mai 2007 10:24

un livre a lire!!

un livre a lire!!
voila ma mere ma offert un bouquin sur le témoignage d'un rescapé du genocide rwandais je vous le conseil.
le point de vu de l'auteur:
" Depuis que, le 20 avril 1994, vers 16 heures, je fus découpé à la machette avec quarante-trois personnes de ma famille sur la colline de Mugina, au c½ur du Rwanda, je n'ai plus connu la paix. J'avais 15 ans, j'étais heureux. Le ciel était gris mais mon c½ur était bleu. Mon existence a soudainement basculé dans une horreur inexprimable dont je ne comprendrai probablement jamais les raisons ici-bas. Mon corps, mon visage et le plus vif de ma mémoire en portent les stigmates, jusqu'à la fin de ma vie. Pour toujours. " Comme celle de tous les survivants, l'histoire de Révérien Rurangwa rejoint l'Histoire. Son récit évoque, avec un réalisme saisissant, l'atrocité du dernier génocide du XXe siècle : celui des Tutsi au Rwanda. Il dit aussi la force de l'instinct de survie et des processus de résilience ; l'impuissance à envisager le pardon quand la justice est bafouée ; l'énigmatique pouvoir du mal et le mystérieux silence de Dieu. Et c'est en cela qu'il parle à tous les Hommes.

Biographie de l'auteur :

Révérien Rurangwa, 27 ans, est aujourd'hui réfugié en Suisse, où il se bat pour rendre hommage aux victimes, obtenir réparation pour les rescapés, et justice alors que des milliers de criminels demeurent impunis.

# Posté le lundi 14 mai 2007 16:48

je vous parle de ce coin du monde mais je vous ais pas montré ou il se situe...

je vous parle de ce coin du monde mais je vous ais pas montré ou il se situe...
c'est tout petit et pourtant...

# Posté le lundi 14 mai 2007 17:02

quand les stars bougent....

quand les stars bougent....
La star américaine, de retour du Darfour, a exhorté l'administration Bush à réagir face à la crise humanitaire que connaît cette région du Soudan.
Faisant honneur à sa réputation de star engagée, George Clooney a appelé jeudi 27 avril les Américains à ne pas "tourner la tête et regarder ailleurs" face à la crise humanitaire au Darfour, au Soudan, et a exhorté l'administration Bush à agir rapidement.
De retour d'un voyage de cinq jours au Darfour en compagnie de son père, ancien journaliste de télévision, l'acteur a affirmé au Club de la presse nationale à Washington qu'il était prêt à prendre sa "carte de crédit" de star hollywoodienne pour venir en aide aux réfugiés du Darfour.
"Le gouvernement américain met-il du temps à agir? Bien sûr que nous mettons du temps, nous en mettons toujours", a-t-il déclaré, faisant référence aux interventions passées de Washington dans les Balkans et au Rwanda.
"C'est quelque chose qui doit commencer dès aujourd'hui", a souligné George Clooney. "Si on ne se met pas au travail aujourd'hui, plusieurs milliers de personnes seront mortes d'ici la fin de la semaine".

Documentaire sur les camps de réfugiés

Accompagné de son père et d'un cameraman, George Clooney a tourné un documentaire sur les conditions de vie dans les camps de réfugiés du Darfour.

Lors de sa conférence de presse, il a montré jeudi des extraits d'interviews de familles décrivant les exactions commises par les janjawid, ces milices arabes qui sèment la terreur chez les villageois du Darfour, et que Khartoum dément toujours soutenir.
"Nous ne pouvons pas tourner la tête et regarder ailleurs en espérant que cela disparaîtra d'une manière ou d'une autre", a affirmé l'ancienne star de la série "Urgences". "Si nous faisons cela, tout disparaîtra et une génération toute entière mourra, et seule l'histoire pourra nous juger".
. AP

# Posté le lundi 14 mai 2007 17:12